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La
classification de Gell & Coombs date des années
1945, elle consiste en un essai de catégorisation
des modes de réponses "exagérées"
de l'organisme. Cette notion a été ultérieurement
mélée à celle "d'allergie"
pour réaliser l'ensemble des mécanismes
d'immunopathologie connus appelés "maladies
d'hypersensibilité".
1/Hypersensibilité
de type 1
Ce
type d'hypersensibilité regroupe l'ensemble
des phénomènes d'anaphylaxie décrite
par Richet et Portier (1902). Elles regroupent les
maladies dites "atopiques"(Coca et Cooke
1923) : ces dernières sont définies
par Bach (1993) comme "l'association de manifestations
cliniques d'hypersensibilité et de la production
excessive d'IgE". En fait la synthèse
d'IgE est déterminée en partie génétiquement
(par un contrôle non spécifique d'antigènes
dans le modèle Mendélien et par un contrôle
génétique spécifique d'antigène
lié au HLA/CMH) mais les environnements anté,
pré et post natal jouent un rôle tout
aussi important.
Les
aspects cliniques
en sont variables: avec des allergies alimentaires,
source de dermatite atopique chez le nourrisson, auxquelles
succèdent avec l'âge: rhinites, conjonctivites,
asthme etc...
2/Hypersensibilité
de type 2
Ou
allo-immunisation, voire immunité cytotoxique,
conséquence de l'introduction dans l'organisme
d'un des alloantigènes érythrocytaire,
leucocytaire ou sérique. Grossièrement
ceci correspond à trois situations: grossesse
(maladie hémolytique du nouveau né),
transfusions sanguines (réactions transfusionnelles),
transplantations (cytolyse).
3/Hypersensibilité
de type 3
Ou
à immuns complexes, elle fait suite à
la création d'anticorps précipitants
qui se déposent au sein du tissu cible.
C'est
la maladie du poumon de fermier ("allergie"
à mycropolyspora faeni), la maladie
des éleveurs d'oiseaux ("allergie"
aux protéines de sérum et de déjection
des pigeons, perruches, perroquets ou poules), de
la maladie du charançon du blé ("allergie"
à sitophilus granarius), etc...
4/Hypersensibilté
de type 4
Ou
allergie retardée, réaction d'infiltration
cellulaire (lymphocytaire).
La
forme clinique la plus classique en est l'eczéma
avec une infiltration épidermique réalisant
une spongiose locale.
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