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La
réponse immunitaire se détermine par
rapport à des séquences de protéines
(épitopes) portées par des éléments
appellés "allergènes" (terme
qui se dit donc de toute substance capable d'entrainer
une réaction allergique).
Les
allergènes:
Ce
sont donc des antigènes capables de déclencher
une réponse de type allergique (cf les hypersensibiltés
selon Gell & Coombs).
Ils en reprennent les caractéristiques:
- dépendance
de dose, nature et quantité d'anticorps produits
sont sous la dépendance de celle-ci. En général
de faibles quantités d'antigènes amènent
la formation de faibles quantités d'anticorps
mais avec une forte spécificité et
affinité. de faibles quantités d'antigènes
induisent chez l'homme une réponse IgE préférentielle...
Mais de faibles doses induisent encore plus préférentiellement
une immunité de type cellulaire (lymphocytes
T) responsable d'une mémoire immunologique
sans anticorps circulants.
- dépendance
de voie d'administration, la voie parentérale
permettant un contact plus intense avec l'antigène
induit une réponse plus intense. La voie
digestive serait plus tolérogène (sauf
peut être dans la petite enfance) et la voie
respiratoire plus allergisante.
- dépendance
des facteurs associés, il peut en effet exister
synergie ou compétition dans la réalisation
de la réponse immunitaire lorsque plusieurs
antigènes sont présentés en
même temps. Il existe des adjuvants qui induisent
un type de réponse plutôt qu'un autre
(ie: le Phosphate de calcium utilisé dans
les injections de "désensibilisation"
qui induit plutôt une réponse de type
IgG).
- dépendance
des facteurs génétiques: selon notre
génétique nous pourrons réagir
ou non à tel ou tel type d'antigènes
(notion de répertoire immunologique).
Les
épitopes, structures moléculaires
fines présentes sur l'antigène ce sont
elles qui permettent la reconnaissance entre la cellule
immunitaire et la cible. Actuellement on différencie
souvent les épitopes T (faisant réagir
les lymphocytes T) des épitopes B (faisant
réagir les épitopes B).
- les
épitopes T sont séquentiels,
c'est à dire qu'ils corespondent à
une suite contigüe d'acides aminés (en
général de 9 à 17aa, soit une
taille d'une dizaine d'A°). Certains peptides
sont qualifiés de "cryptiques":
la molécule originale n'est pas reconnue
par le système immunitaire mais plutôt
ses produits de dégradation.(ex: lysozyme
du blanc d'oeuf).
- les
épitopes B sont surtout conformationnels
donc liés à la configuration dans
l'espace de l'antigène. Les séquences
d'acides aminés reconnus peuvent ne pas être
réunis physiquement mais sont proches entre
elles dans l'espace. Ils réalisent une forme
dans l'espace reconnue par l'organisme comme un
allergène.
Notion
d'allergie croisée:
On l'a vu, les réactions immunitaires de type
anticorps se font non pas par rapport à une
substance donnée mais par rapport aux épitopes
présentés: de par leur forme ou de par
leur structure interne.
Il
est tout à fait compréhensible que cette
séquence d'acides aminés puisse se retrouver
dans d'autres substances que celle pour laquelle la
réponse immunitaire a été mise
en place. La nature est pleine d'imagination pour
ça et c'est ce que l'on appelle des réactions
croisées. Cela fait partie des difficultés
et des plaisirs de l'allergologie.
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