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Les
Anticorps de type E:
Ces
anticorps, bien que petits par les quantités
produites, sont responsables de l'hypersensibilité
de type 1 de Gell etCoombs
et donc des maladies atopiques.
1/Structure:
D'un
poids moléculaire de 190.000 daltons, elles
comportent jusqu'à 12% de glucides avec des
chaînes epsilon quasiment aussi grandes que
les chaînes mû: cinq domaines et environ
540 acides aminés résiduels. Il y existe
un pont disulfure suplémentaire (intracaténaire)
par rapport aux immunoglobulines usuelles.
Elles
se fixent aux récepteurs (RFce)
dédiés que l'on trouve essentiellement
sur les membranes des basophiles, des mastocytes et
des éosinophiles déclenchant alors activation
et dégranulation dés que deux d'entre
elles forment un agglutinat sur la membrane cellulaire
en se liant avec l'allergène (capping).
2/Synthèse:
Les
clones lymphocytaires B sont capables de synthétiser
tous les types d'immunoglobulines. Leur capacité
à produire tel ou tel type d'anticorps est
lié à "l'ambiance"
cytokinique dans laquelle ils demeurent. Nous
le verrons plus loin sur la page concernant la balance
Th1/Th2.
D'autres
facteurs entrent en compte:
- L'hypothèse
a été émise que les IgE soient
issues d'un contrôle de type mendéléien:
il y aurait un allèle R autosomique dominant
et un r récessif. Cela nous donnerait donc:
des sujets RR et Rr faiblement producteurs d'IgE,
et des rr grands producteurs d'IgE. Cette notion
correspond à peu prés aux chiffres
retrouvés dans la population 20% de gros
producteurs d'IgE pour 80% de mauvais producteurs.
Ce contrôle est donc non spécifique
d'allergène et non lié au HLA/CMH.
Ce n'est vraisemblablement pas le seul.
- Il
existerait également un contrôle qualitatif
(IgE spécifiques) qui, lui, serait lié
au CMH/HLA. Ce contrôle est spécifique
d'antigène et non spécifique aux IgE.
- Enfin,
une autre hypothèse est celle d'un contrôle
génétique de "l'hyperréactivité
générale". En effet une corrélation
entre le HLA-B8 et Dw3 est observée avec
la positivité des allergènes aériens
usuels en tests cutanés (pollens, acariens).
3/Biologie
des anticorps de type E
Nous
allons ici nous intéresser à la signification
et donc à l'intérêt des dosages
immunologiques qui touchent les IgE. Nous ne détaillerons
pas l'aspect comparatif des différentes techniques
mais nous nous concentrerons uniquement sur le signifié.
- Dosage
des IgE totales, réalisé sur le sang
du cordon chez le nouveau-né ou dans le sérum
chez l'adulte. Ce dosage témoigne du caractère
de bon producteur ou non d'anticorps de type E.
Ce n'est en aucun cas prédictif d'une allergie
en cours...
- Dosage
des IgE spécifiques (usuellement appelés
Rasts), ceux-ci sont plus intéressants pour
déterminer la quantité d'anticorps
produits pour un allergène déterminé.
Le problème est que les sujets qui souffrent
de parasitoses, ou ceux qui auront des taux élevés
d'IgE totales élevés de façon
génétique, auront des taux non négligeables
d'anticorps pour les allergènes usuels de
l'environnement qu'ils y soient ou non allergiques.
Enfin ces rasts sont sensibles aux allergies croisées
et une allergie, par exemple, aux graminées
peut amener des taux non nuls d'anticorps pour l'arachide
(allergie croisée) sans que cela ne corresponde
à une allergie à l'arachide. Leur
intérêt est donc dans le suivi d'une
allergie mais pas dans son diagnostic.
- Dosages
semi-globaux, ce sont des tests qui regroupent des
allergènes jugés comme fréquents
mais catégoriés (par groupe d'aliment,
par groupe d'aéroallergènes etc...).
Ils ont un intérêt dans le dépistage
car ils gomment les inconvénients des deux
techniques précédentes: une augmentation
significative d'un groupe sans augmentation des
autres laisse à penser qu'il doit y avoir
une allergie dans ce groupe.
On
le voit les règles de la biologie sont respectées:
la biologie est un complément
de la clinique mais ne saurait en aucun
cas servir de certitude ni en faveur ni en défaveur
d'une allergie.
Le
diagnostic d'allergie est clinique et repose sur un
interrogatoire et des tests cutanés réalisés
par un allergologue
qualifié éventuellement complété
par une biologie ou des tests de provocation.
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