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La
balance Th1/Th2 est une notion qui date des années
90. On a observé que certaines souris à
profil cytokinique particulier étaient bonne
productrices d'anticorps de l'allergie (IgE) alors
que d'autres non. On a isolé chez elles deux
types de lymphocytes ceux que l'on a appellé
Th1 aidant à la création d'une
réponse cellulaire et ceux aidant à
une réponse d'"allergie" appellés
Th2. (Actuellement, on envisage une population
intermédiaire chez l'homme évidemment
appellée les..Th3!)
Chez
l'homme les théories actuelles veulent que
l'on ait des lymphocytes immatures qui donnent des
cellules CD4+ naïves sécrétantes
d'interleukine2 (IL2), ces cellules deviennent ensuite
des lymphocytes dits "Th0" sécrétant
des interleukines 2, 4, et de l'interféron
gamma.
Selon
le contexte cytokinique (et certainement aussi la
génétique) l'organisme est orienté
vers une réponse de type:
- Th1,
ces lymphocytes sécrètent de l'IL2,
3 de l'INFgamma et du TNFbéta. Ces cytokines
sont responsables d'une activation des cellules
B, T, CTL et NK, d'une prolifération et différenciation
des cellules B, d'une stimulation à la présentation
des antigènes. L'INFgamma inhibe la prolifération
des Th2.
- Th2,
ces lymphocytes produisent de l'IL3, 4, 5, 6 et
10. Ces cytokines permetant de favoriser la synthèse
des IgE (IL4 et 10), le développement et
l'attraction des éosinophiles (IL 5 et 6),
de stimuler l'hématopoièse (IL3).
De plus l'IL4 et 10 inhibent la prolifération
des Th2.
Il
existe donc clairement une balance entre les deux
voies les circonstances environnementales (anté,
pré ou post natal) venant modifier dans un
sens ou dans l'autre ce que la génétique
nous a donné comme profil. Une fois encore
l'inné et l'acquis sont étroitement
mélés.
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