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La
désensibilisation, ou immunothérapie
spécifique, est actuellement une thérapeutique
éprouvée et reconnue de tous au travers
de méta analyses.
Elle
repose sur des principes simples:
- Une
phase d'acoutumance, le principe date de Mithridate,
où l'on progresse peu à peu en partant
de 1000 fois en dessous de la dose d'allergènes
normalement en contact pour arriver peu à
peu (en général en trois à
quatre mois pour les protocoles courants) à
la dose d'entretien. Il ya du point de vue immunologique
un effet de "sidération mastocytaire"
qui ne réagissent alors pas à l'allergène.
- Une
phase d'entretien, en moyenne 3 à 5 ans,
qui permet à l'organisme de développer
selon les travaux: des anticorps "bloquants"
(IgG) , des cellules tolérantes (lymphocytes
T), des IgA bloquantes, d'inhiber la production
d'anticorps de type E, de faciliter un switch des
Th2 vers les Th1. Bref de ramener la réponse
immune vers des voies de réaction plus classiques.
Dans
tous les cas si l'on veut que cette désensibilisation
soit efficace il faut en respecter les principes.
- Indications:
- responsabilité
d'une hypersensibilité de type 1 certaine
- responsabilité
d'un allergène standardisé certaine
- éviction
de l'allergène impossible
- inconvénients
négligeables par rapport aux conséquences
de la maladie allergique (asthme...)
- accord
et implication du patient (j'ai coutume de leur
dire que la désensibilisation est "longue,
pénible et contraignante").
- mise
en place de traitements médicamenteux
préalables permetant un bon équilibre
clinique préalable.
- Causes
d'échecs:
- erreur
dans le choix de l'allergène
- erreurs
dans la technique utilisée
- erreurs
dans les priorités de traitement
- manque
d'assiduité
- Effets
secondaires
- locaux:
fréquents, à type de "test
cutané" au point de ponction, de
"boule" durant quelques jours pour
les extraits retard surtout.
- syndromiques:
asthme chez l'asthmatique, rhumes chez le rhinitique,
conjonctivite, etc...
- généraux:
le choc anaphylactique même s'il est exceptionnel,
justifie que l'injection soit faite sinon par
un médecin du moins sous la responsabilité
d'un médecin qui doit pouvoir justifier
d'un traitement en urgence d'un choc anaphylactique
(adrénaline et oxygène, médicalisation
du transport à l'hôpital).
Ces
précautions prises, la bonne marche et l'efficacité
de la désensibilisation seront assurés.
Il existe actuellement deux voies validées
de désensibilisation:
- la
voie injectable, sous cutanée profonde.
- la
voie sub-linguale.
Cette
deuxième voie présentée initialement
pour les enfants et la plus contraignante et nécessite
que le patient soit trés motivé (par
exemple par l'idée même d'attendre deux
heures dans la salle d'attente du médecin pour
une "injection" ;-) ).
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