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L'allergie
au lait de vache, ou plus souvent l'intolérance
aux protéines du lait de vache, est une pathologie
fréquente qui touche surtout les nourrissons.

Nous avons vu qu'il y avait des allergies vraies (mécanismes
d'hypersensibilité de Gell
& Coombs) et des réactions ressemblant
à des allergies (substance mal supportée
par l'organisme). L'un résulte d'un mécanisme
de défense exagérée de l'organisme,
pas l'autre.
Concernant
le lait de vache les choses se mélangent un
peu: il existe des allergies vraies au lait de vache
(immédiate et retardées au moins voire
à immuns complexes...), il existe des Intolérances
aux protéines de lait de vache (carences enzymatiques)
et il existe des buveurs excessifs de lait de vache
(pathologies de fermentation).
Le
tout donne des symptômes larges pouvant ressembler
à des allergies mais dont les implications
ne sont pas les mêmes.
Certains patients éliminent spontanément
le lait sous toutes ses formes, puis la viande (l'assimilation
entre les diverses protéines est vite faite)
et peuvent au total se retrouver avec un régime
alimentaire carencé (calcium et vitamines).
Il est évident qu'il faut essayer de stopper
ces pratiques sans fondement.
Nous
allons parler de l'allergie aux protéines du
lait de vache.
Le
lait de vache contient énormément plus
de protéines que le lait de femme (trois fois
plus), les plus allergisantes sont: la Bétalactoglobuline,
l'alphalactalbumine, les caséines. Il existe
des allergies croisées entre bétalactoglobuline
bovine et lait de femme (béta caséine)
et entre l'alphalactalbumine et le blanc d'oeuf.
Les
allergies sont en général détectés
dans les premières semaines de vie avec diarrhées,
vomissement , cassure de la courbe de poids. Parfois
c'est lors du sevrage de lait maternel que ces manifestations
se font (la sensibilisation peut être par le
biberon de complément, ou par le lait maternel...).
S'il
s'agit d'une allergie, prick tests et patchs tests
sont réellement efficaces pour le démontrer.
L'éviction sera alors indispensable avec remplacement
par un hydrolysat de protéines jusqu'à
négativation des tests. La biologie pourra
aider dans le suivi en donnant des arguments pour
une réintroduction alimentaire.
Il
existe d'authentiques formes chez l'adulte ou le grand
enfant mais celles-ci sont très rares ce qui
fait qu'en général l'allergie au lait
de vache est considérée comme une allergie
de bon pronostic. (nda: mais cela ne réjouit
pas les adultes allergiques au lait de vache quand
on leur dit...).
L'éviction
chez l'adulte ou le grand enfant doit être complétée
d'une compensation en calcium. S'il ya des allergies
alimentaires autres associées l'aide d'une
diététicienne est indispensable.
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